Vocalys’s Weblog
Le site des passionnés de la voix et du chant – Acteurs du WebArchive pourmusique
Bonjour à vous
Chanter seul : Lorsque j’avais six mois, mes parents ont du déménager parce que mon timbre de voix déplaisait aux propriétaires, entre minuit et sept heures du matin… Depuis je continue à chanter seul sous la douche, en voiture, en marchant, …
Chanter en classe : Je me souviens de ces instituteurs-trices qui nous faisait chanter en installant le poste de radio sur la bonne onde et en ne l’ouvrant qu’aux heures prévues au programme. C’est ainsi que j’ai appris “La truite” de Schubert, “C’est l’aviron qui nous mène, mène, mène…”, “Le petit cheval blanc”, etc…
En sixième, un prof de musique aveugle, passionné, courageux et superbe qui nous apprend “Le déserteur” de Boris Vian.
Chanter en chœur : Alors que je prenais des cours de saxophone et de solfège depuis quelques années, la directrice du conservatoire m’a demandé si je souhaitais venir chanter dans la chorale (en échange des cours de solfège ! niark niark !). J’ai accepté et je me suis ainsi retrouvé à interpréter le “Magnificat” de Vivaldi (rien que ça !) au milieu de 500 choristes avec une fosse impressionnante d’instrumentistes de tous poils.
Devenu adulte et instit. (nobody’s perfect), j’ai commencé à torturer mes élèves avec les séances de chant en classe puis de chant choral. Avec les années, j’ai même pris de la graine et monté des spectacles musicaux de toutes sortes. J’étais étonné de voir que mes collègues me suivaient lorsque j’osais leur proposer par exemple de diriger quatre ou cinq classes tous les lundis matins en arrivant !
Plus tard, j’ai retrouvé le chemin du chant choral, pour moi, rien que pour moi et tous les autres… Un soir de fête de la musique, j’avais croisé les voix du Chœur Île de France Chansons. Séduit, j’ai fait un bout de chemin avec eux : c’était le temps des Fugain, Jonasz, Souchon, etc … Un petit tour à Anvers pour y chanter Amsterdam. Rosario : un chef génial, flamboyant.
Entre temps, j’ai eu trois filles qui chantaient bien aussi la nuit; comme papa. Maintenant belles et devenues grandes, elles chantent peu devant leur papounet : dommage ! Mais elles ont tellement d’autres qualités.
En Charente, ce fut le temps de mon ami Charly (Grand Homme parmi les grands), des Musiques Métisses et celui de mes deux petites chorales associatives d’enfants et d’ados bien sympas. “Partir” qu’elles s’appelaient (Fugain quand tu nous tiens).
Plus tard encore, j’ai repris mes activités chorales dans le Var. Jazz vocal et musiques du monde avec Aventi Voce : Route Paris-Nice, Blues in the night, … Et puis le chef : Jean, quelle qualité, quel enthousiasme flegmatique ! Un stage à Vaison avec Claude Bolling et PGV : grand moment. Simultanément (j’avais beaucoup de temps à tuer), j’abordais le “grand répertoire” avec l’ensemble vocal de Lorgues : 90 choristes et une tripotée d’instrumentistes professionnels moldaves (si, si …) pour le “Requiem” de Mozart. J’en ai encore la chair de poule. Vincent : superbe de rigueur et de passion(une pensée pour toi).
Faire chanter des enfants : bien sûr et toujours, en fil conducteur, en fil rouge, tous les ans ou presque sur des spectacles musicaux plus ou moins ambitieux. Avec un point d’orgue à Aix en Provence : une comédie musicale montée sur deux ans, écrite de toutes pièces, avec toute une école sur la scène du Théâtre du jeu de Paume, les velours rouges, les dorures… Encore merci à Claude, instit. pianiste compositeur passionné et aux collègues si tolérantes !
Un mariage avec mon avocate (c’est son vrai métier, pas vrai Christiane ?) chanteuse préférée, adorée. Sûr de chanter aussi au réveil, à table, le soir, en week-end, en vacances … Un passage par la Polynésie, ses chants de fête ou de recueillement (au Temple de Papeete): grandiose.
Et puis je suis devenu formateur, c’est le temps de la musique et du chant tous les jours, dans les classes, les écoles, en animation pédagogique, en stages, lors de concerts, … De ça, je ne me lasse pas.
Faire chanter des adultes en formation et les élèves pour promouvoir le “développement des pratiques vocales et du chant choral” : ce pourrait être suffisant ? Et bien non, il en rajoute une couche celui qui parle maintenant de lui à la 3e personne du singulier c’est vous dire si ça lui monte à la tête ma bonne dame. Et avec ça, qu’est-ce que je vous mets ? Deux chorales le soir en semaine avant de se coucher. Deux groupes bien sympas à La Ciotat et Toulon. Je vous passe le détail des stages de jazz vocal avec Florence (sic), Kristin (la classe) et Thierry ( trop fort !)
Parler de musique et de chant, faire de la musique et du chant dans le cadre professionnel et dans ses loisirs … ce n’était toujours pas suffisant ! Les hasards de la vie, de petits et grands bonheurs m’ont amené à rencontrer tant de personnes intéressantes, riches de leur passion pour la musique ou … pour l’informatique et l’Internet. Il fallait faire quelque chose de tout cela : alors enfin, presque naturellement, le concept de Vocalys.net est né… pour ne pas perdre le souffle, l’énergie, l’élan vital.